Présentation de la FRACP

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Le 17 avril 2008, quelques 20 initiatives romandes se sont formées en Fédération. Toutes partagent des relations directes entre producteurs et consommateurs.

Ce lien, rendu possible par la proximité des acteurs, permet d’améliorer les échanges entre les travailleurs de la Terre et ceux qui désirent accéder à ses produits.

La Fédération a rédigé une Charte dont l’essentiel est fondé sur le principe de la Souveraineté alimentaire*.

Plusieurs points accompagnent ce principe de base.

  • Chaque membre est encouragé à minimiser l’impact de ses activités sur l’environnement. Les consommateurs et les producteur-trice-s revendiquent une agriculture exempte d’OGM.

  • La dimension humaine et la relation de proximité sont une priorité. Cette relation vise à assurer une transparence maximum des actes de production, de transformation et de commercialisation.

  • Une information fréquente destinée aux consommateurs est assurée. 

  • Un contrat lie producteur-trice-s et consommateurs. Celui-ci est valable pour un engagement pour la saison, (généralement un an, renouvelé tacitement). Le contrat définit la qualité, la quantité, le mode de production, les prix et les modalités de livraison des produits.  

  • Le prix contractualisé doit assurer une juste rémunération des personnes qui travaillent sur le domaine agricole. La juste rémunération tient compte des coûts de production du domaine, des aléas de production (par ex. météo). 

  • Le préfinancement de la récolte et de la production est souhaité. 

  • La maîtrise complète de la filière (production, transformation, livraison) est réalisée ou en tout cas gérée autant que possible par les producteurs. Des partenariats avec d’autres acteurs du monde rural (boucherie, moulin, pressoir, boulangerie,…) sont recherchés et souhaités, pour autant que la transparence du mode de transformation et de la filière soit assurée pour les produits redistribués aux consommateurs.

 

La Fédération développe trois types d’activités :

  • La coordination interne grâce à des rencontres : deux Assemblées générales par an et des échanges sur les lieux de production. Une coordination suisse et internationale est aussi prévue, de même qu’un suivi de la Charte.

  • L’information et la promotion : interventions dans les médias, les écoles, des forums et autres évènements, à l’exemple du Festival Les Mangeurs d’Avenir, pour soutenir les concepts d’ACP et de souveraineté alimentaire.

  •  L’essaimage : par des interventions et des appuis ciblés aux producteurs et consommateurs qui voudraient mettre en place une initiative ACP.

  • Le but de cette Fédération est l’information mutuelle, la promotion commune, les échanges d’expériences tant entre producteurs qu’entre consommateurs.


*La souveraineté alimentaire est un DROIT d'une population à définir une politique agricole et alimentaire, sans dumping de prix vis-à-vis de pays tiers. La priorité est donnée à la production agricole locale pour nourrir la population. Les paysan-ne-s ont le droit de produire des aliments et les consommateurs ont le droit de pouvoir décider ce qu’ils veulent consommer, par qui et comment. Les prix agricoles doivent être liés aux coûts de production.